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quelques jours avec la poussinnette. son grand frère avait déserté le poulailler pour aller "faire le touriste", à paris, avec sa mamiette. et le temps de filer à l'allure de la toute petite. on s'éveillait tôt matin, certes, mais on prenait le temps d'être ensemble. la poulette l'avait prise par la main et, après avoir payé les croissants chauds, elles s'étaient assises à la terrasse du café, entre filles. la poussinnette n'avait pas résisté au plaisir de réciter son doux poème de fête des mères... la poulette avait versé une douce larme d'émotion.

sa toute petite fille grandissait. elle aurait bientôt quatre ans et agrandissait le coeur de ses parents avec ses mots d'enfants, ses sourires charmants et même ses hurlements tonitruants. "maman, quand je serai grande, je ferai du xylophone. "... "maman, c'est comment du xylophone?" elle avait une mémoire incroyable, une mémoire des mots et des images, des lieux aussi, et racontait très précisément ses souvenirs de l'année passée. "maman, pas vrai que les gladiateurs ça fait tourner des filets à la fête que j'ai vue quand j'avais trois ans???". elle aurait bientôt quatre ans et faisait le délice de ses parents.

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la poussinnette porte une tunique nouée A du livre 8 en taille 110, et un short du burda 37H de mars 2012, modèle 606 en taille 110. seersucker anis du marché, fleurettes minilabo chez entrée en matières et biais acheté au kilomètre aux puces des couturières...

 

(Conter fleurette: 
*Du verbe fleuretter, au XVIème siècle, signifiait « dire des balivernes », et le terme fleurettes désignait des « bagatelles ».
*De l'usage où l'on aurait été d'écrire les billets doux sur du papier où des fleurs, de petites fleurs étaient peintes ou découpées, comme on en voit parfois encore aujourd'hui. On aurait d'abord dit écrire, envoyer des florettes, et ensuite dire, conter des florettes ou fleurettes, c'est-à-dire conter des propos doux semblables à ceux à qui on écrivait. )