c'était samedi après midi. monsieur poulet était allé à lyon pour un travail, et puis il avait passé un moment dans un magasin de la rue de la ré pour échanger un tisheurte un peu trop fun que la poulette avait choisi pour lui. pendant ce temps, la poulette avait aidé ses poussins à enfiler des perles et pris un grand bain dont seul son nez dépassait, la poulette avait pris du bon temps, préparé une potée au chou ( l'hiver arrivait aux jardins de cocagne), et puis cousu encore un petit truc pour marin. marin avait été intrigué de savoir qu'il y aurait une pincée de fluo dans les cousettes que sa mère allait troquer avec la poulette. et la poulette s'était un peu avancée: elle avait des finitions fluo, à l'intérieur des vêtements. bref, ça ne se voyait pas, et le petit gars risquait d'être déçu. alors la poulette avait choisi de remettre ça, en surpiquant aussi l'extérieur en fluo.

faut dire aussi que les derniers jours avaient été mornes et tristes dans le coeur de la poulette, et puis qu'elle sentait revivre son petit coeur depuis que sa poussinnette allait bien. du coup, la poulette avait trouvé ingrat le CAP, envahissants les joujoux des enfants, pénibles les sorties à organiser. et puis,

et puis, ce jour là, quand il rentra, monsieur poulet était fort joyeux, avait choisi une fort belle chemise et était fort disposé à manger de la potée au chou. ventre rempli, il regarda le petit truc que la poulette allait envoyer à sa copinaute stéphanie, pour le mignon marin. "on dirait du desigual".

pas peu fière, la poulette. pas peu fière de son harmonie, et aussi que son homme le lui dise, comme ça.

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